L'ouvrage présente 50 artistes membres du collectif Diaph8, et un texte de Dominique Baqué (critique d'art, spécialiste de l'image, de l'art contemporain et de la photographie plasticienne) sur la signification du collectif de photographie aujourd'hui. 

°°°

"Comme tout collectif, Diaph8 n’est pas sans poser quelques questions majeures : comment participer à un collectif tout en préservant sa singularité et son originalité ? Lorsqu’un collectif se donne une ligne directrice trop rigide et trop dogmatique, il entraîne nécessairement conflits et dissidences. Mais quand le collectif se noue de façon trop souple, voire « molle », il encourt le risque de laisser chaque artiste dériver à sa guise, ne poursuivant finalement que sa propre quête : et le collectif se dissout. C’est tout l’enjeu de Diaph8 que de vouloir à la fois préserver l’individu et le collectif, dans une dialectique sans cesse renouvelée entre le Même et l’Autre, le singulier et le pluriel, l’individu et le groupe. Ainsi, il est notoire de constater que chaque artiste a la liberté de travailler autour de la photographie avec les méthodes et les formes qui lui appartiennent en propre : si Manon Giacone, Yuliya Ruzhechka et Rachael Woodson se passionnent pour l’argentique, la plupart mixent argentique et numérique en fonction de leurs projets, et plusieurs jouent la carte du multimédia."

Extrait - Texte de Dominique Baqué, « L’art au singulier pluriel » (2022)

°°°

Crédit photo : Florence Cardenti

39_d8inclassable202301bdcreditflorencecardenti-copy.jpg
       
39_d8-2.jpg